couleur graffiti

21 octobre 2009

Elle fait sa crâneuse

La p'tite voix : Je les vois passer tous vos petits messages dans lesquels vous vous inquiétez de mon absence... La Grande est si occupée depuis la rentrée qu'elle nous délaisse complètement. C'est à peine si j'existe encore.... Et moi, sans le blog, je ne suis rien !
Moi : J'avoue une certaine surcharge dans mon agenda depuis quelques semaines. Y se passe plein de trucs dans ma vie. J'y peux rien.
LPV : Partage un peu....
M : plus tard, je vous raconterai.... c'est que du bonheur !
LPV : et en attendant, qu'est-ce que je fais, moi ? Je compte les grains de poussière qui me tombent sur le dos ? Je lance un appel à l'adoption. Qui veut de moi ???????

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02 septembre 2009

Trouver chaussure à son pied !

La p’tite voix : T’es partie en vacances toi, alors pourquoi tu ne montres pas tes photos ?
Moi : Oh tu sais, j’aime pas trop m’exposer. Ma vie privée, c’est privé…
LPV : taratata, arrête ton baratin… t’es pas photogénique, c’est tout ! Je sais, tout le monde n’a pas la chance de capter la lumière comme moi. L’objectif est mon ami et je le lui rends bien…
M : Rien à avoir petite écervelée ! Seulement, je ne sais pas si je peux montrer le fruit de mes observations estivales. J’en ai vu de toutes les couleurs…
LPV : Ah bon, tu m’intrigues !
M : Un arc-en-ciel de mauvais goût, une déferlante de disgrâce… pour l’amoureuse de la chaussure que je suis.
LPV : Les baskets à talons sont revenues ?
M : non, c’est pire.
LPV : la mode du fluo alors ?
M : Partout, y’en avait partout : aux abords de la plage, sur les trottoirs, dans la queue devant le stand de gaufre (quoi ? une p’tite gaufre ? Et alors !)
LPV : ben dis donc, ça à l’air sérieux.
M : Oh, pis, j’peux pas garder ça pour moi : des dizaines de crocs… que dis-je des centaines, des roses, des bleus, avec des fleurs… aux pieds des femmes et des enfants, aux pieds des hommes. Et que je trottine l’air de rien (vraiment l’air de rien !), et que je traverse la rue, et que je monte les escaliers… Les tongs, Ok, c’est très acceptable, c’est même parfois élégant. Mais les crocs… j’comprends pas… Quelqu’un pourra-t-il m’expliquer pourquoi le porteur de crocs arbore à ses pieds des chaussures deux fois trop grande ? Est-ce que, comme les pulls en coton, ça se détend au lavage ?

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LPV : Ah ah ah, tu m’as fais peur. J’ai cru que tu allais nous raconter un truc grave, moi. Faut plus me faire ce genre de coup.

M : Ah, c’est pas grave. Et là, tu dis quoi ?

LPV : Oups… (pssit… psssit : jp’eux pas parler trop fort mais si quelqu’un pouvait lui faire entendre raison, j’ai pas envie de garder ces trucs aux pieds moi… moi aussi j’préfère les beaux souliers)

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25 août 2009

Blog in blue

La p’tite voix : Plus bleu que le bleu de mes yeux, je ne vois rien de mieux, pas même le bleu des cieux…35_bleu_compo
Moi : Ah, je vois que tes références culturelles prennent de la hauteur. Piaf, c’est bien.
LPV : Dream in blue, je rêve en bleu, I dream in blue…
M : Ahhhhhhhhhhh !
Encore du François Valery. Ca va pas la tête ? On n’est pas ce genre de blog. Tu vas nous attirer une horde des fans au brushing blond et à la larme nostalgique. Déjà qu’on a eu peur de voir débarquer les agents du FBI (si, c’est vrai… petit rappel ici). Ca suffit !
LPV : t’as rien compris. On a été taguées par Sissy. Faut mettre un peu de bleu chez nous.
M : Oui, mais du bleu, y’en a pas à la maison. Alors on répond pas !
LPV : si répond, on fouille un peu, c’est tout.
M : Fouiller…. Tu vas pas faire mes fonds de tiroir et mes poubelles quand même et étaler ma vie privée façon paparazzi.
LPV : Faut t’détendre ma grande. Tes pots de yaourt vides et tes épluchures de bananes c’est pas bleu.
M : Hum ! Alors quoi ?
LPV : Tiens, regarde dans le bureau, ton dico d’anglais (pour ceux qui l’ignorent, nous sommes « english spoken ») et ce livre sur les rois de France…
M : super !
LPV : et le sel dans la cuisine : boîte bleue…
M : OK, c’est bon. On fait la photo. Bouge pas ! Clic-clac (je sais, les numériques ne font plus clic-clac mais si je mets bip-bip j’entends déjà la foule répondre « yeahhhhhhhh »)

LPV : et ça, c’est quoi ?
M : rien ! Laisse tomber…

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LPV : je vois que le bon goût ne t’a pas toujours étouffé ! Du vernis bleu, c’est d’un ringard ! C'est ce genre de blog que tu veux qu'on soit ?
M : Je savais bien que je n’devais pas te laisser fouiller. Ahhhhh la honte m’envahie…. Erreur de jeunesse…. Sont tout neufs…. Jamais portés…. J’ai plus qu’à changer de nom, d’adresse, de blog…. Beuh !

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11 août 2009

Blog en berne

J'suis toute seule... Moi est parti en vacances. Hier, l'entrée était jonchée de bagages (Moi ne sais pas voyager léger !). Les armoires sont pratiquement vides et pourtant j'ai déjà vu deci delà, des trucs qu'elle a oubliés... Vous verrez sa tête quand elle va s'apercevoir que son sèche cheveux n'est pas dans sa pantagruélique valise et qu'elle va devoir subir l'anarchie capilaire de ses indomptables cheveux...
J'veux bien croire qu'elle a été un peu débordé ces derniers temps... mais quand même ... se sauver sans vous dire au revoir...  j'prends l'clavier et vous souhaite à sa place de bonnes vacances à tous. La Normandie, terre oubliée de la wifi, ne lui permettra pas de se connecter, on se reparle dans une dizaine de jours.
La p'tit voix

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19 juillet 2009

La téléphone addictude

34_telephone_compoMoi : T’es ou ? Hein, t’es ou ?
La p’tite voix : Non, non, Moi ne joue pas à cache-cache, Moi téléphone. Ben, oui, avant, quand les téléphones étaient reliés au mur du salon par un fil, on avait tout loisir d’imaginer son interlocuteur, assis sur un tabouret, le nez tourné vers le guéridon que se partageaient un gros téléphone gris et le répertoire. Aujourd’hui, c’est finit, l’interlocuteur est libre comme l’air et peut vous répondre de n’importe ou.
M : Qu’est-ce que tu dis ? J’t’entends pas.
LPV : Du coup, le n’importe où provoque parfois du n’importe quoi. Entre les grands espaces où la ligne ne passe pas, les petits où la surpopulation environnante parasite votre communication, le dialogue est souvent très limité. « Je scrutch au Vé…é » qu’on vous dit – « Qu’est-ce que tu fais au Velay ? T’es déjà en vacances ? Ca gaze ?» que vous dites « Non, je suis aux vécés ( !!) j’te rappelle. » qu’on vous répond. Ah le progrès, y’a pas de limite au rapprochement des hommes !
M : Tiens, j’ai un message : « Qu’est-ce que tu fous ? J’ai essayé sur ton fixe, sur ton portable pro, sur ton portable perso. Pourquoi tu réponds pas ? Ca fait trois messages que je laisse. Rappelle-moi. »
LPV : Et voilà. Tous ces téléphones, c’est un fil à la patte. Les gens ne supportent plus de ne pas vous trouver à l’autre bout du fil. Du coup, ils s’imaginent des choses, s’angoissent, stressent. Alors que vous étiez tranquillement avachie dans la salle obscure d’un ciné, à vous délecter du dernier Woody Alen en vo (j’suis une intello, j’y peux rien !), vous vous retrouvez agressée par vos messages dès la fin du film. Ah, le bonheur, c’est simple comme un coup de fil….
M : Non, j’suis pas chez moi… Ah, tu voulais passer… oui, c’est dommage… une autre fois alors.
LPV : Moi, qui aime qu’on lui foute une royale paix quand elle profite d’une journée paresse en pyjama confort (les plus confortables ne sont pas les plus glamours...), n'hésite pas à mentir au téléphone (elle s’en repentira un jour, mais c’est pas le sujet du moment). Ceci est encore possible tant que les téléphones ne synchronisent pas la caméra à la conversation. Mais bientôt, il faudra créer chez soi de petits espaces façon j’suisailleurs pour pouvoir décrocher et fuir l’incruste qui cherche à partager votre plateau télé du dimanche soir. Imaginez un peu la suite : être obligée de se recoiffer avant de répondre, ne plus pouvoir décrocher dans son bain sans que la communication vire au téléphone rose. Le progrès, c’était pas censé nous rendre la vie plus douce ?
Bon, je passe une robe décente, j’me maquille un peu et on s’appelle !

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11 juillet 2009

Modestie, quand tu nous tiens !

33_modigliani_compoMoi : Van Gogh n’a jamais été reconnu de son vivant. Vous savez combien il a vendu de tableau ?
La p’tite voix : Tiens, on fait dans le culturel nous, maintenant ?
M : 1 seul… Vous vous rendez compte. Pas de quoi pavoiser.
LPV: un tableau vendu, une oreille coupée… c’était l’homme d’une seule fois, quoi !
M : Et Modigliani, vie misérable de débauche… il est devenu bankable après avoir cassé sa pipe.
LPV : Oh lala, j’me suis pas préparée à ce billet moi ! J’chavais pas qu’il fallait potasser avant de venir ici.
M : Et moi, vous savez quoi ? De mon vivant, je suis Awardisée de tous les côtés !
LPV : Awardisée ? Awardisée de quoi ?
M : Par trois fois, j’ai découvert que j’étais reconnue comme un blog rigolo par des copinautes. Trois fois, tu entends ça ?
LPV : Hé, la Grande, on se calme. T’as pas reçu le prix Nobel non plus !
M : P’tête, mais va voir là, chez Graine de Madeleine, et encore là, chez Sissi et puis là, chez 1 zeste de couleur… j’raconte pas d’salades. Et puis, je suis tout émue par cette délicate attention parce que ce sont des blogs sympas où j’aime flâner.
LPV : Y’a des gens qui sont pas faits pour les congratulations, ça leur monte à la tête. Je crois que Moi en est ! Faut plus lui jeter de fleurs, ça la fait disjoncter.
M : tiens, c’est toi qui joue les rabat-joie aujourd’hui !
LPV : allez, pour te faire plaisir moi aussi je vais apporter ma petite notre culturelle à ce billet. Comme disait un de nos illustres chanteur disparu : « Aimons nous vivant, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent…. »
M : François Valéry ? Chacun sa culture !
LPV : Beuh ! Jamais contente !

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05 juillet 2009

En moon-boots sur la plage !

32_moonboots_compo2La P’tite Voix : Je crois rêver. On n’a pas encore bouclé nos valises pour cet été que déjà l’automne frappe à notre porte. Ca sent le cartable et le cahier de texte à plein nez.
Moi : Et ouais, y’a plus de respect pour rien ! J’m’habituerai jamais.
LPV : Y’avais une bombe dans la boîte aux lettres ce week-end, une explosion de feuilles mortes en pleine tête.
M : Z’ont pas honte de nous faire ça ? Le soleil nous terrasse, le gazon grille tranquillement, les autoroutes commencent à saturer… c’est l’été quoi. Et vlan ! un coup de point en pleine tronche, sans prévenir.
LPV : Y’a pas des lois contre ça ? C’est carrément anti « carpe diem » des trucs pareils. Va cueillir le jour présent toi, quand on te projette déjà deux mois plus tard.
M : C’est une honte !
LPV : Je m’insurge !
M : Bientôt, on portera des moufles pour aller à la pêche aux moules.
LPV : Et des moon-boots sur la plage !
M : Ben ouais, pour ceux qu’on rien reçu, y’avais le catalogue automne-hiver de La Redoute au courrier ce week-end !

LPV : Brrrrrr ! Tous ces manteaux, ça m'fait froid dans le dos !

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25 juin 2009

Musique !

Elles ont dit Musique...

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Ben quoi ? C'est pas d'la musique ça, peut-être ?
J'fais ce que peux... d'autres SPJ
ici

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22 juin 2009

Haut les mains, peau d'lapin !

30_wanted_compoLa P’tite Voix : J’fais que passer en vitesse… j’me sens poursuivie…ch’suis « wanted »

Moi : t’avais qu’à aller moins vite aussi.

LPV : Y vont me retrouver, ils ont ma photo… J’veux pas être un hors la loi. J'suis faite pour vivre à l'air libre, moi !

M : Fallait y penser avant. T’as vu l’état de ta plaque d’immatriculation.

LPV : Quoi ? Quelques moucherons par-ci par-là… Ca fait pas de moi un gangster.

M : et les deux morceaux qui manquent, c’est réglementaire ?

30_photo_compoLPV : Ben, ché pô moi ! Manquerait plus qu’ils ajoutent ça à la liste de leurs récriminations…

M : Il faudrait encore qu’ils te retrouvent. Et si la photo était floue ?

LPV : C'est possible ça ????? J'suis toute en espérance. J’me suis fait tirer le portrait samedi 13, toujours rien dans ma boîte aux lettres. Quand sera-t-il raisonnable de se dire : ouf, c’était pas pour cette fois ci ?

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15 juin 2009

L'année des méduses

29_plage_compoMoi : La méduse a refait son apparition dans ma vie. Pas la petite sandale de mon enfance, non, cette année elle se relooke façon spartiate.
Aussitôt aux pieds, elles ont fait remonter en moi un parfum d’enfance, un parfum pas toujours rose…

« Avance » me disait-on alors qu’un océan d’algues s’étendait devant moi. « J’veux pas » je répondais. Mes p’tites sandales en plastique laissaient passer les gluantes végétations à travers les trous et tant d’autres choses que j’imaginais tapies en dessous et prêtes à surgir entre mes doigts de pied. Brrrrrr j’en frisonne encore.
La p’tite voix : Brrrrrrrrr et moi j’en rage. Vous vous rendez compte, des chaussures toutes neuves, qui débarquent dans sa vie et qu’elle emmène en week-end à peine sorties de l’emballage…
M : 3 heures de route pendant lesquelles j’ai réalisé que tout avait changé et que nos chères têtes blondes nous regarderaient, incrédules, au récit de nos expéditions estivales (je vous parle d’un temps… que les moins de vingt ans…)
LPV : et comment ils te regarderaient s’ils savaient que tu m’avais laissée seule, à la maison ? Ingrate…
M : Souvenez-vous ! Maman qui retourne dans tous les sens la carte qu’elle a sur les genoux ne retrouvant pas à quel moment elle s’est trompée. Papa qui gueule en disant qu’il ne comprend pas qu’on puisse être aussi … ! Qu’une carte, c’est pas compliqué… y’a qu’a suivre le chemin qu’elle indique. Maman boude et laisse Papa se dépêtrer du truc. Et les enfants à l’arrière, c’est pas le moment de moufter !

Foi de GPS, plus jamais ça !
29_phare_compoLPV : Pas un coup de fil, par une carte portale. Deux jours à faire sa crâneuse avec ses godasses en plastique !
M : Ou encore : Papa se range tout prêt de la borne de péage pour pouvoir lancer la monnaie dans le panier (fait remarquer à Maman qu’elle se gare toujours trop loin, elle !). Il s’agace parce que Maman ne trouve pas la monnaie et qu’il ne comprend pas qu’elle n’ai pas anticipé, qu’elle n’avait que ça à faire de tout le voyage puisqu’on était sur l’autoroute et que par conséquent il n’y avait pas de carte à lire. Maman s’énerve et met un temps fou à trouver la maudite monnaie. Papa, épuisé par six heures de route lance les pièces de façon un peu vive et les fait rebondir sur le bord du panier. Et comme il est rangé tout prêt de la borne… il ne peut pas ouvrir sa portière. Faut chercher de la monnaie à nouveau. Et les enfants à l’arrière, c’est pas le moment de broncher !

Foi de télépéage, plus jamais ça !
LPV : J’attendrai, le jour et la nuit, j’attendrai toujouuuuurs, ton retouuuuuuur….
M : A oui, et celle là : Papa qui dit qu’avec le temps perdu, on ne sera jamais arrivé à l’hôtel à temps et qu’ils ne vont pas nous garder la chambre et qu’on va devoir dormir à quatre dans la voiture et qu’on va arriver tous fatigués en vacances. Et qu’après on s’étonnera qu’il râle tout le temps. Maman cherche le numéro qu’elle était sûre d’avoir noté sur son carnet de chèques et Papa tourne en rond dans l’espoir de trouver une cabine téléphonique – ouf, enfin – et demande de la monnaie à Maman pour téléphoner. Et Maman répond qu’elle n’a plus de pièces parce qu’il a fallu payer deux fois le péage ! Et les enfants à l’arrière, c’est pas le moment de d’la ramener !

Foi de téléphone portable, plus jamais ça !

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Et vous, si je vous dis autoroute des vacances, ça vous rappelle quoi ?

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