La p’tite voix : T’es partie en vacances toi, alors pourquoi tu ne montres pas tes photos ?
Moi : Oh tu sais, j’aime pas trop m’exposer. Ma vie privée, c’est privé…
LPV : taratata, arrête ton baratin… t’es pas photogénique, c’est tout ! Je sais, tout le monde n’a pas la chance de capter la lumière comme moi. L’objectif est mon ami et je le lui rends bien…
M : Rien à avoir petite écervelée ! Seulement, je ne sais pas si je peux montrer le fruit de mes observations estivales. J’en ai vu de toutes les couleurs…
LPV : Ah bon, tu m’intrigues !
M : Un arc-en-ciel de mauvais goût, une déferlante de disgrâce… pour l’amoureuse de la chaussure que je suis.
LPV : Les baskets à talons sont revenues ?
M : non, c’est pire.
LPV : la mode du fluo alors ?
M : Partout, y’en avait partout : aux abords de la plage, sur les trottoirs, dans la queue devant le stand de gaufre (quoi ? une p’tite gaufre ? Et alors !)
LPV : ben dis donc, ça à l’air sérieux.
M : Oh, pis, j’peux pas garder ça pour moi : des dizaines de crocs… que dis-je des centaines, des roses, des bleus, avec des fleurs… aux pieds des femmes et des enfants, aux pieds des hommes. Et que je trottine l’air de rien (vraiment l’air de rien !), et que je traverse la rue, et que je monte les escaliers… Les tongs, Ok, c’est très acceptable, c’est même parfois élégant. Mais les crocs… j’comprends pas… Quelqu’un pourra-t-il m’expliquer pourquoi le porteur de crocs arbore à ses pieds des chaussures deux fois trop grande ? Est-ce que, comme les pulls en coton, ça se détend au lavage ?

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LPV : Ah ah ah, tu m’as fais peur. J’ai cru que tu allais nous raconter un truc grave, moi. Faut plus me faire ce genre de coup.

M : Ah, c’est pas grave. Et là, tu dis quoi ?

LPV : Oups… (pssit… psssit : jp’eux pas parler trop fort mais si quelqu’un pouvait lui faire entendre raison, j’ai pas envie de garder ces trucs aux pieds moi… moi aussi j’préfère les beaux souliers)