15 juin 2009

L'année des méduses

29_plage_compoMoi : La méduse a refait son apparition dans ma vie. Pas la petite sandale de mon enfance, non, cette année elle se relooke façon spartiate.
Aussitôt aux pieds, elles ont fait remonter en moi un parfum d’enfance, un parfum pas toujours rose…

« Avance » me disait-on alors qu’un océan d’algues s’étendait devant moi. « J’veux pas » je répondais. Mes p’tites sandales en plastique laissaient passer les gluantes végétations à travers les trous et tant d’autres choses que j’imaginais tapies en dessous et prêtes à surgir entre mes doigts de pied. Brrrrrr j’en frisonne encore.
La p’tite voix : Brrrrrrrrr et moi j’en rage. Vous vous rendez compte, des chaussures toutes neuves, qui débarquent dans sa vie et qu’elle emmène en week-end à peine sorties de l’emballage…
M : 3 heures de route pendant lesquelles j’ai réalisé que tout avait changé et que nos chères têtes blondes nous regarderaient, incrédules, au récit de nos expéditions estivales (je vous parle d’un temps… que les moins de vingt ans…)
LPV : et comment ils te regarderaient s’ils savaient que tu m’avais laissée seule, à la maison ? Ingrate…
M : Souvenez-vous ! Maman qui retourne dans tous les sens la carte qu’elle a sur les genoux ne retrouvant pas à quel moment elle s’est trompée. Papa qui gueule en disant qu’il ne comprend pas qu’on puisse être aussi … ! Qu’une carte, c’est pas compliqué… y’a qu’a suivre le chemin qu’elle indique. Maman boude et laisse Papa se dépêtrer du truc. Et les enfants à l’arrière, c’est pas le moment de moufter !

Foi de GPS, plus jamais ça !
29_phare_compoLPV : Pas un coup de fil, par une carte portale. Deux jours à faire sa crâneuse avec ses godasses en plastique !
M : Ou encore : Papa se range tout prêt de la borne de péage pour pouvoir lancer la monnaie dans le panier (fait remarquer à Maman qu’elle se gare toujours trop loin, elle !). Il s’agace parce que Maman ne trouve pas la monnaie et qu’il ne comprend pas qu’elle n’ai pas anticipé, qu’elle n’avait que ça à faire de tout le voyage puisqu’on était sur l’autoroute et que par conséquent il n’y avait pas de carte à lire. Maman s’énerve et met un temps fou à trouver la maudite monnaie. Papa, épuisé par six heures de route lance les pièces de façon un peu vive et les fait rebondir sur le bord du panier. Et comme il est rangé tout prêt de la borne… il ne peut pas ouvrir sa portière. Faut chercher de la monnaie à nouveau. Et les enfants à l’arrière, c’est pas le moment de broncher !

Foi de télépéage, plus jamais ça !
LPV : J’attendrai, le jour et la nuit, j’attendrai toujouuuuurs, ton retouuuuuuur….
M : A oui, et celle là : Papa qui dit qu’avec le temps perdu, on ne sera jamais arrivé à l’hôtel à temps et qu’ils ne vont pas nous garder la chambre et qu’on va devoir dormir à quatre dans la voiture et qu’on va arriver tous fatigués en vacances. Et qu’après on s’étonnera qu’il râle tout le temps. Maman cherche le numéro qu’elle était sûre d’avoir noté sur son carnet de chèques et Papa tourne en rond dans l’espoir de trouver une cabine téléphonique – ouf, enfin – et demande de la monnaie à Maman pour téléphoner. Et Maman répond qu’elle n’a plus de pièces parce qu’il a fallu payer deux fois le péage ! Et les enfants à l’arrière, c’est pas le moment de d’la ramener !

Foi de téléphone portable, plus jamais ça !

29_elles_et_moi_compo

Et vous, si je vous dis autoroute des vacances, ça vous rappelle quoi ?

Posté par couleurgraffiti à 18:23 - - Commentaires [13] - Permalien [#]


Commentaires sur L'année des méduses

    Les pique-niques, les engueulades dans la voiture, l'air chaud sans clime, les genoux coincés dans le siège avant. Bref, que des bons souvenirs, les vacances quoi !

    Posté par mamzellescarlett, 15 juin 2009 à 19:15 | | Répondre
  • Moi, ça me dit, Maman ne sait toujours pas lire une carte. Cinq filles à l'arrière de la DS, suspension machiavélique, nausées pendant des centaines de kilomètres. Puis la plage avec des trous à creuser des chateaux à construire, mais moi ce que je veux c'est lire !!! Et l'eau trop salée, les vagues si hautes, à Hossegor et, surtout... les espadrilles. Pas de méduses là-bas. Mais quand tu as réussi à te coller vingt kilos de sable dans l'espadrille, tu la perds, dans le sable qui reste, et tu n'as plus qu' à pelleter vingt m² de plage pour ne rien trouver, te faire enguirlander et retourner au magasin pour acheter l'avant, avant dernière paire de l'été.
    Cet été c'est comme tu l'as compris café, bulle dans mon jardin. Si tu veux me tenir compagnie ??
    Est-ce que ta brocante s'est bien passée l'autre semaine ?
    Bon, la petite voix, faut pas râler comm ça. Avec le teint fragile que tu as, ta "mère" a bien fait de te laisser à l'abri !!!
    Bonne soirée.

    Posté par Florence, 15 juin 2009 à 19:17 | | Répondre
  • Mêmes souvenirs de voiture ...3 filles à l'arrière ricanant entres 2 engueulades...la chaleur ...les "...on arrive bientôt", les poses toilettes qui énerve le père,les bouchons....en revanche moi j'ai un faible pour les méduses originales et j'en ai toujours une paire...on sait jamais ...pour aller chercher les crabes sur les rochers ça peut servir!!
    Dis donc ...on est pas un peu en avance pour parler de vacances là?..

    Posté par work in progress, 15 juin 2009 à 19:42 | | Répondre
  • j'adore les spartiates...

    Posté par Melle Na, 15 juin 2009 à 19:59 | | Répondre
  • J'adore les spartiates ... mais ça me va pas si si suis maigre des pieds ...je nage dedans : c'est le cas de l'dire !

    ""dis autoroute des vacances?"" Ca me rappelle quand je fais des casses dalles en forme de triangle l'arrêt sur les airs d'autoroute.... la chaleur , les bouchons , LES VACANCES !!! Ha^te d'être en Aout tiens ...

    Posté par Christelle, 15 juin 2009 à 21:14 | | Répondre
  • C'est drôle en te lisant, je me remémorais mon enfance. Mêmes sandales en plastique, même peur de tout ce qui flottait dans l'eau, même comportement des parents ... Finalement, c'était bien les vacances en famille ! Bises.

    Posté par Danièle, 15 juin 2009 à 22:51 | | Répondre
  • Autoroute des vacances ça me rappelle : "C'est quand qu'on arrive" beuglé toutes les 10 minutes par ma soeur et moi... ça me rappelle le route non pas vers la mer mais vers la Dordogne... ben oui, c'est tellement plus drôle la Dordogne pour les gamins, c'est tellement drôle de regarder son père et sa mère pêcher pendant des heures... J'enviais, oh oui que j'enviais, les autres qui partaient à la plage !
    ps : Endy ne sait pas encore lire, j'ai de la marge jusqu'à la prochaine rentrée
    re ps : Endy lui, on va l'emmener à la plage dès cet été !

    Posté par Madeleine, 15 juin 2009 à 23:08 | | Répondre
  • hum...quelques nausées mémorables et mon beau-pere qui me disait de guetter les chateaux car j'étais un princesse de marée basse et que mon prince charmant m'y attendait...il a fallu que je sois fot grande pour comprendre que les princesses de marée basse n'avait pas de chateau...authentique !

    Posté par mab, 15 juin 2009 à 23:15 | | Répondre
  • Hey, je suis certaine qu'on s'est rencontré sur la même aire d'autoroute, devant les chiots public (tres public !) entrain de se faire secouer par papa ou maman ( plutôt maman, les chiots (tres) publics, c'est toujours pour elle ! ) parce qu'on ne faisait pas pipi assez vite,ou trop vite en s'aspergeant les fameuses sandales, vu la cascade professionnelle que l'on devait effectuer pour "PAS TOUCHER LES BORDS DU WC" !!!
    Si ! si ! souviens toi , apres on voulait jouer sur les super jeux tous colorés ( on était les seuls à ne pas voir qu'ils étaient un peu en ruine ! ) mais raisonne encore dans mes souvenirs le fameux "NON! pas l'temps ! vous jouerez quand on sera arrivé ! allez, soyez sages maintenant ! "
    "Sage" : synonyme de " immobile"
    Hmmmm! la route des vacances ...

    Posté par acelita, 17 juin 2009 à 08:05 | | Répondre
  • Aaah je n'ai jamais eu de sandales en plastique... Que de souvenirs tués dans l'oeuf... ! Mais pour le reste je fais partie du club !

    Posté par Kee, 19 juin 2009 à 21:53 | | Répondre
  • Ce blog serait-il en grève ??,

    Posté par Madeleine, 21 juin 2009 à 21:36 | | Répondre
  • La même chose mais à la place de la mère, la DS , les quatres filleset les cassettes du p^re à c....Je m'escuse j'ai pas trouvé d'autre mots, la maman.

    Posté par ehaa, 23 juin 2009 à 16:32 | | Répondre
  • Ah la la

    Moi çà me dit le beurre qui a fondu sur ma jupe lors du pique -nique vite fait.
    La moutarde et les cornichons du casse -croûte oubliés à la maison et le mari qui râle parce que LUI a pensé à tout et moi j'ai oublié la moitié .
    Le self qui nes ert plus parce qu'il est 15h et que c'est fini (idem après 21h).
    çà me rappelle que mon petit frère ne voulait jamais s'assoir au milieu sur la banquette arrière .Mossieur voulait une fenêtre et nous les deux filles on faisait le roulement .
    çà me dit aussi qu'il y a quelque jours , Monsieur Cerise a filé tout droit au lieu de tourner vers la maison .C'est le seul moment où je n'ai pas été vigilante et au lieu de Rouen , on filait vers Paris ....

    Et çà me vexe : Nadia la GPS est moins râleuse que moi , dixit Monsieur C.

    Posté par Cerise violette, 19 juillet 2009 à 23:59 | | Répondre
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